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Côte d’Ivoire: Le COEB-CI visite l’usine de CIM Ivoire

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Conduite par son président, Moussa Ouédraogo, une importante délégation du Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire (COEB-CI) a visité les locaux de l’entreprise CIM Ivoire à Treichville.

L’équipe du COEB-CI qui comptait en son sein des opérateurs économiques de renom tels que les Stylistes Pathé’O et St Jo ainsi que Issiaka Sawadogo, président de la confédération de la filière bétail-viande, a pu visiter les unités de l’entreprise implantée depuis quelques années en Côte d’Ivoire.

Après la visite des lieux, Inoussa Kanazoé, PDG de CIM Ivoire s’est entretenu avec ses hôtes du jour. S’exprimant en langue locale burkinabè, l’influent homme d’affaires a apporté son soutien au COEB-CI non sans prodiguer des conseils à la structure qui ambitionne fédérer les énergies pour une diaspora burkinabè plus forte.

De son côté, Moussa Ouédraogo, président du COEB-CI  a présenté les objectifs de la structure qu’il dirige à Inoussa Kanazoé. Le premier responsable du Conseil a assuré le patron de CIM Ivoire de l’engagement des membres de la structure pour une diaspora burkinabè plus forte et unie en Côte d’Ivoire.

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Plus d’un demi-siècle de Haute couture, l’inoxydable Pathé’ O se raconte

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Treichville, avenue 19 rue 22 barrée. Il est 11h15 ce mardi 17 mars 2020, lorsque Pathé Ouédraogo dit Pathé’ O arrive dans sa boutique où nous l’attendons. Nous avons rendez-vous avec l’habilleur des chefs d’Etat, connu pour son perfectionnisme et sa grande rigueur. Dès qu’il prend place dans le vaste fauteuil qui lui sert de ‘’salon’’ pour les visiteurs, nous engageons la causerie à bâtons rompus. Tout y passe.

«Je suis un créateur de mode, je suis un couturier. La mode est assez complexe et vaste. Il y a énormément de choses à faire dans la mode. Ce qu’on appelle la mode, singulièrement, la mode africaine, il faut l’amener à être adoptée par les Africains eux-mêmes. Or, les Africains veulent se vêtir comme les Européens, comme nos colonisateurs, c’est-à-dire, lorsque chaque Africain acquiert un statut social, il veut s’habiller comme les Blancs. C’est une histoire qui dure depuis longtemps, mais cela a tendance à diminuer. Puisque de plus en plus, les Africains veulent avoir leur identité à tous les niveaux. Que ce soit alimentaire, vestimentaire, culturel. Cela a toujours été notre combat», attaque d’entrée, cette icône de la mode africaine. Il fait part des défis qui se sont dressés devant lui à ses débuts. «C’est comment amener les Africains à croire en eux. Certes, on ne consommera pas ce qui est fait par les Africains, si c’est médiocre. C’est justement pour cela que nous nous battons pour créer de la qualité. Mon inspiration vient d’abord de ce qui a été créé par les Européens et c’est valable pour tout le monde, dans un premier temps», assure-t-il.

  • Premier ciseaux d’or de la haute couture

Puis, il reprend la parole : «J’ai été le premier Ciseaux d’or de la haute couture en Côte d’Ivoire. Ensuite, j’ai habillé pendant 10 ans les Miss Côte d’Ivoire (1988-1998). Je faisais mes créations à base de pagnes. Mais, aujourd’hui, j’ai mes tissus qui me sont propres. C’est le tissu Pathé’ O. Nous prenons plusieurs cotonnades que nous transformons en y ajoutant nos propres motifs. Nous voulons éviter les copies parce que tout ce que nous faisons est copié. Il fallait trouver un produit, une matière propre à nous. De sorte que si un autre fait comme nous, on dira que c’est du Pathé’ O. Quitte à la personne de dire ou de prouver que ce n’est pas du Pathé’ O. Toujours est-il que le nom de Pathé’ O reviendra toujours. Nous travaillons beaucoup plus dans les cotonnades avec lesquelles nous sommes arrivé à avoir nos propres couleurs».

A la question de savoir ce qui le motive encore après 50 ans de métier, la réponse fuse, instantanée. «Vous voulez savoir ce qui me motive ? Mais je vis de ça, c’est aussi simple que ça ! Je ne sais faire que ça et de ce fait, je suis obligé de m’améliorer si je veux garder ma clientèle et la voir augmenter éventuellement. Contrairement à ce que les gens pensent, plus elle vieillit, mieux elle se porte, la mode», assène-t-il. Et sans transition, il évoque quelques souvenirs. «J’ai travaillé avec Christian Dior. J’ai entendu parler de lui, bien avant de venir dans la couture. Je ne savais même pas que je deviendrais couturier. Dans les années 60, Dior était mondialement connu. Cela veut dire que la mode n’a pas d’âge», rappelle Pathé’ O. A-t-il toujours la flamme? Il répond sans sourciller : «J’ai toujours la flamme. J’ai toujours l’esprit créatif. On a une ligne qui est reconnue et c’est nous qui l’avons créée, on n’a pas copié quelqu’un. On remercie Dieu».

  • Ce que le Pape François lui a dit

Et la relève? Est-elle assurée? Là encore, sa réponse ne tarde pas. «La relève ? Je ris toujours lorsqu’on me pose cette question. La vocation ne s’acquiert pas par décret. On ne dit pas : ‘’sois créateur et tu es créateur !’’. Même si vous avez un enfant, vous ne pouvez pas le forcer à être un couturier parce que vous voulez assurer la relève. Tant que lui-même, ne s’est pas orienté vers la couture, vous perdrez votre temps. J’ai des enfants qui travaillent avec moi, mais ils sont beaucoup plus dans l’organisation du travail, la communication, le design, le choix des lignes, des tendances, etc. On doit aimer à la base la mode et après le reste suit. La relève ne dépend donc pas de moi. On va certainement mieux s’organiser pour que la maison Pathé’ O ne meurt pas et puisse nous survivre», indique-t-il.

Il évoque ensuite la clientèle haut de gamme qui a fait sa renommée et assis sa notoriété. «Aujourd’hui, des chefs d’Etat dont le président Alassane Ouattara portent Pathé’ O. Le président Nelson Mandela a été l’un de nos ‘’ambassadeurs’’ à travers le monde. Il y a aussi les présidents Laurent Gbagbo, Alpha Oumar Konaré et bien d’autres. C’est une fierté pour nous», se réjouit le styliste, qui a reçu dans sa boutique en février 2017, le Roi du Maroc, Mohammed VI, lors d’une de ses visites en Côte d’Ivoire. Y a-t-il une mode ivoirienne ? «Oui, la mode ivoirienne existe et elle ne se porte pas mal. Elle est en avance sur beaucoup de pays africains. Cela veut dire que les gens ont beaucoup travaillé. Elle demande juste une meilleure organisation. Je demande aux gens de nous faire confiance. Avant, lorsque les gens arrivaient de Paris, ils étaient le centre de tous les regards. Mais, aujourd’hui, si tu viens de Paris, tu passes inaperçu. Or, avant, les parigos nous arrachaient nos petites gos», plaisante Pathé’ O.

Sa visite au Vatican et son entretien avec le saint père, le pape François ? Il en parle avec une joie contenue. «Je voulais rencontrer le pape pour satisfaire une curiosité. Je suis musulman, il faut le savoir. Je suis allé à la Mecque. Je suis croyant mais, même chez les musulmans, il y a beaucoup de tendances ou de courants, tels les fondamentalistes, les modérés, les sunnites, les chiites, etc. Je voulais comprendre un peu les religions. Pourquoi certains doivent-ils prier comme ci et d’autres comme ça. Même chez les chrétiens, on a des prêtres, des pasteurs, des bishops, etc. Le pape m’a dit, il peut y avoir plusieurs voies qui mènent à Dieu, mais l’unicité de Dieu est établie. Ce n’est pas à discuter. Cela m’a rassuré. Et je suis parti du Vatican raffermi dans ma foi. Personne ne peut désormais me tromper sur Dieu», se convainc-t-il.

Alexandre Lebel ILBOUDO

In Coebzine N° 001 de juin 2020

 

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COEBCI : Reprise des réunions et des activités du bureau exécutif 

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La récréation est terminée au Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire (Coebci) qui a fait sa rentrée sous la forme d’une importante réunion, la première, depuis près de quatre mois, tenue, ce samedi 20 février 2021 à son siège à  Koumassi, au sud de la capitale économique ivoirienne.

Après  donc une trêve liée à la fois à pandémie de la Covid-19 et à l’absence de son président, Moussa Ouédraogo, le bureau exécutif du Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire s’est retrouvé pour la rencontre de l’année, élargie aux délégués de Yamoussoukro, Soubré et Méagui.

L’ordre du jour décliné en sept points a été  l’occasion pour les membres du Coebci qui a deux ans d’exister d’évaluer le parcours et se projeter dans le futur pour faire du Conseil, le creuset de tous les opérateurs économiques burkinabè vivant en Côte d’Ivoire.

Abordant le premier point de l’ordre du jour, le Secrétaire général, Kindo Issaka, qui assurait l’intérim, a fait le point de sa « gestion » du Conseil durant les quatre mois d’absence du président Moussa Ouédraogo. Une gestion qui se résume à la participation du Coebci à la cérémonie de distinction à Yamoussoukro du Consul général du Burkina Faso à Abidjan ; distinction qui honore toute la communauté burkinabé. Puis le Coebci a marqué sa solidarité à Mme Mariam Kanazoé, éprouvée par le décès de son petit frère tout comme il a participé à l’inhumation de la belle-mère de Saint-Joseph Ilboudo plus connu sous le nom de St-Joe.

Kindo a, également, conduit une délégation du Coebci à Ouangolodougou pour prendre part à l’inhumation de la mère du Pca de la Société de transport Ivoiro-burkinabè (Stib), Sawadogo Issiaka. Le Coebci, a poursuivi Kindo Issaka, était, également au lancement du partenariat Coris Bank-Air Burkina. Autant d’activités en son absence, qui ont fait dire au président Moussa Ouédraogo que « la maison a été bien gardée », commentant le compte-rendu de son secrétaire général.

Le deuxième point abordé par le président Moussa Ouédraogo a été, essentiellement, consacré à son séjour au Burkina Faso où en compagnie de MM. Kaboré Anatole, Bonané Bernard et Souleymane Nikiéma, présents à Ouagadougou, se sont joints à lui pour entreprendre une série de rencontres à Ouagadougou avec des partenaires et plusieurs autorités administratives et religieuses en vue d’un renforcement des liens de partenariat.

Ainsi, successivement, le président Moussa Ouédraogo et sa délégation ont été reçus en audience par les ministres de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, Harouna Kaboré, son ex-collègue de l’Intégration et des Burkinabè de l’Étranger, Paul Tiendrébéogo, le Directeur de Cabinet du Président du Faso,  Dr Seydou Zagré. Ces autorités ont assuré le Coebci de leur disponibilité à accompagner le Conseil dans les investissements de la Diaspora au Burkina Faso. Quant aux guides religieux et traditionnels dont le Cardinal Philippe Ouédraogo, la Conférence de l’Église évangéliste, le Mogho Naaba, les imams, ils ont été attentifs au message de leurs hôtes et les ont assurés de leurs bénédictions et prières pour la noble mission que s’est assignée le Coebci.

Les partis politiques représentatifs n’ont pas été oubliés par Moussa Ouédraogo et sa délégation. Ainsi, à Simon Compaoré (MPP), Eddie Komboïgo (CDP), Zéphirin Diabré (UPC) et Me Gilbert Noël Ouédraogo, la délégation a expliqué les objectifs du Coebci. Unanimement, selon le président Moussa Ouédraogo, ces personnalités se sont réjouies de cet outil de développement qu’est le Coebci pour le bonheur de la Diaspora. Aussi ont-elles marqué leur volonté de soutenir le Conseil. Des échanges similaires se sont poursuivis avec le Conseil burkinabè des chargeurs, la Chambre de Commerce et plusieurs dirigeants d’entreprises étatiques et privées. Les différents interlocuteurs ont, selon M. Ouédraogo, non seulement, salué l’initiative mais aussi prodigué des conseils pour maintenir la flamme du Coebci.

Au total, dira le président Moussa Ouédraogo,  le séjour burkinabè fut fructueux du point de vue contacts et positionnement du Coebci. «Aujourd’hui à Ouagadougou, le Coebci est la clé qui peut ouvrir bien de portes au pays. Pour cela, j’exhorte chaque membre à mettre véritablement du sien pour toujours préserver la bonne image du Conseil. Les autorités du pays nous attendent. A nous de mériter cette confiance et l’avenir sera prometteur pour le Coebci», a dit M. Ouédraogo  relayé par le trésorier adjoint, Idrissa Nikiéma pour le point trois relatif à la situation des cotisations des membres.

Dans la transparence, M. Nikiéma a relevé que pour l’exercice 2020, seules six personnes se sont acquittées de leurs cotisations sur les trente membres que compte  le bureau exécutif. Idem pour le présent exercice où pratiquement, les mêmes personnes sont à jour. Aussi a-t-il lancé un appel pressant aux membres pour se mettre à jour de leurs cotisations. Face à  cette difficulté, Salogo Brahima s’est engagé à  payer dès lundi le loyer du siège jusqu’à fin décembre. Un acte de générosité salué par une salve d’applaudissements. Toutefois, Pathé Ouédraogo a invité le bureau à entamer (enfin) le processus de mise en place du fonds pour garantir la pérennité du Conseil.

Aux points 4 et 5 de l’ordre du jour, le président du Coebci a soumis la question du renouvellement du bureau et la parution du 2è numéro du Coebzine, le magazine du Conseil. Sur ces deux points, les participants ont regretté les absences récurrentes de certains membres du bureau qui justifiaient, largement, une éventuelle recomposition mais ils ont dans l’ensemble demandé de surseoir à cette décision pour donner une chance aux concernés de se racheter. Le projet de parution du second numéro du Coebzine a été approuvé sous réserve de définir sa périodicité.

Sur les points  6 et 7 relatifs à l’organisation de l’An 2 du Coebci et au programme d’activités de l’année 2021, la réunion a entériné le choix de Kindo Issaka en qualité de président du comité d’organisation à charge de donner un contenu aux festivités pour faire de la célébration de l’An2 un événement de grande et belle facture. Quant au programme des activités du présent exercice, le président Moussa Ouédraogo a demandé à chacun de soumettre à la prochaine réunion du bureau ses propositions qui seront débattues en plénière pour sortir un chronogramme définitif.

Au cours de cette réunion, la parole a été donnée aux représentants du Conseil à l’intérieur du pays pour leur permettre de faire le point sur leurs activités. Ces derniers sont repartis plus que convaincus de la nécessité d’oeuvrer à un meilleur implantation du Coebci.

Avant la levée de la rencontre, Moussa Ouédraogo a remis des présents à Mmes Yao Prisca, pour son dévouement et engagement à la cause du Coebci et Bony Jeanne, la secrétaire du président du Coebci pour sa disponibilité au service du Conseil.

Sercom Coebci

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Le COEBCI chez le cardinal Philippe Ouédraogo et Dr Zongo Pousga Etienne

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Entamée depuis quelques semaines, la tournée du Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire (Coebci) à Ouagadougou, s’est poursuivie mercredi et jeudi dernier, chez son éminence le Cardinal, Archevêque métropolitaine de Ouagadougou.

Les échanges entre l’homme de Dieu, et la délégation conduite par El hadj Moussa Ouédraogo, président du Coebci, ont tourné autour du Conseil, de ses activités et de ses projets pour le Burkina Faso. Le Cardinal qui a eu une oreille attentive pour ses hôtes les a félicités et rassurés de ses prières et ses bénédictions dans leur noble mission. Le Cardinal a reçu, en retour, de la délégation venue le rencontrer des exemplaires du magazine du Coebci.

Le lendemain jeudi 28 janvier 2021, la délégation du Coebci a été accueillie par le Conseil général des Assemblées de Dieu, où elle a pris langue avec le Secrétaire général, Dr Zongo Pousga Etienne, et l’ancien président de l’organisation des Assemblées de Dieu, Pasteur Yaméogo. A l’instar du Cardinal Philippe Ouédraogo, les deux guides religieux se sont réjouis de cette visite de courtoisie et ont fait des bénédictions pour leurs hôtes. Recevant du président Moussa Ouédraogo des exemplaires du Coebzine, magazine du Coebci, le pasteur Yaméogo dira : «Le Coebzine est une fierté pour nous tous. Nous ferons des publications dans vos prochains numéros».

Sercom Coebci

 

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